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Vendredi 11 Juillet 2008
Bonjour à toutes et à tous !

Pour ceux qui voulaient fuir les plages bondées, Quiksilver et Roxy organisaient "The Happening", un festival itinérant autour de la "glisse culture" et dans des domaines riches et variés : art, photo, film, musique...

Je vous cite quelques noms qui vous mettront, je pense, l'eau à la bouche et qui exposaient pour cette unique journée :
Thomas Campbell, David Carson, Joe Curren, Andy Davis, Herbie Fletcher, Andrew Kidman, Alex Knost, Emmett Malloy, Kate Sutton, Alex Kopps, Mason Jennings...

On notera aussi des films présentés comme :
"Sliding Liberia", "The Present" (preview exclusive de Thomas Campbell), "One Track Mind" des frères Malloy et "Displacement"  (preview d'Alex Kopps).

Cela se passait à la Fourmi (à la Cigale) à Paris, hier donc, le 10 juillet.



Revenons aussi sur le dernier hors-série Surf Session spécial longboard qui est chez votre marchand de journaux avec ce beau cliché d'Antoine Delpero en couverture.

Je pense que beaucoup trouveront un bonheur plus que certain à le lire. A noter, un très bel article de
Clovis Donizetti sur un trip Californie avec le shaper Daniel Creignou (Daniel's Longboard). Un voyage empreint de sentiments que nous retranscrit à merveille et de façon humble et entière la propre vision d'un longboardeur de talent. Une très belle nouvelle qui vous fera peut-être voir cette région sous un autre regard...

Un bon petit reportage aussi sur les Alaias qui risquent fort de devenir un phénomène à la mode.
D'ailleurs si vous souhaitez des renseignements, allez sur le site de Daniel's Longboard et vous saurez tout.

On déplore quand même le dernier article intitulé "Nouvelles Têtes".
En effet, il peut laisser un goût assez amer tant le sarcasme y est de rigueur.
Humour me dira-t-on ! "Ouais, faut prendre ça au 2ème degré, mec !"

Le sarcasme, d'accord, on est pour, mais de là à devenir grinçant en suggérant que certains ne savent pas que le tail existe sur un longboard et que d'autres adorent se prendre une "branlée" : "Il fait des pieds et des mains pour participer à des compétitions en sachant pertinemment qu'il va se faire ratatiner..."(là, on parle d'un Breton en plus...), c'est une autre chose.

Nous devons être vieux et les vieux c'est "classique" (voir un peu con tant notre cerveau n'a pas dû passer le cap des années 70 certainement. Hahaha, sarcasme quand tu nous tiens !), mais nous respectons et soutenons au moins des jeunes qui galèrent et tentent tant bien que mal de se faire une vie de leurs passions et ce avec leur propre style. C'est d'ailleurs peut-être ça qui fait la richesse du longboard aujourd'hui.


Bonne semaine à toutes et à tous et bons swells.
Mardi 08 Juillet 2008

 Il y a des jours où l'on se réveille du haut de ses 8 ans en se disant que la journée va être radieuse sous les rayons lumineux d'un soleil d'été... Un destin se joue peut-être, une nouvelle quête...

24 étés de glisse, ça commence à compter dans la vie d'un homme et, parfois, un retour sur des souvenirs s'impose, non pas par nostalgie, mais pour regarder sereinement un chemin de vie parcouru.
Une histoire comme beaucoup ont vécu, une brève remontée dans le temps pour ne pas oublier.

Un proverbe africain dit d'ailleurs : "Si tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d'où tu viens..."

Un matin de cette année 1983 sous un beau soleil, je me suis réveillé tranquillement comme à l'ordinaire, profitant des vacances d'été... Petit déjeuner dans le ventre, je me prépare à aller faire les courses pour ma mère qui me charge de passer voir mon oncle qui tenait un magasin de planches à voile et de speed sails. Ma jeune expérience m'avait amené, avec une jeune étudiante américaine de passage chez ma grand-mère, à un test de planche à voile peu convaincant (c'était le début de la grande mode où tout le monde commençait à s'y mettre)... Non, ce n'était définitivement pas un truc pour moi. Je m'amusais autant à sauter dans les vagues et surtout à me jeter dedans en essayant de glisser, ce qui me valait souvent de boire la tasse, ne sachant pour ainsi dire pas nager.

Arrivé non loin de chez mon oncle, je le vis, sourire aux lèvres, qui m'accueillit chaleureusement par un "Salut p'tit..." dont lui seul a toujours le secret.
Une vie peut basculer en un seul instant et de façon irrévocable, et je pense que c'est à ce moment précis que tout a changé.

Mon oncle m'invita donc dans son magasin en me disant :
"Je voudrais te montrer un truc".
Sur le côté, il y avait une sorte de petite planche en polystirène qui ressemblait à un surf sans en être un. Il me dit de l'essayer le temps qu'une autre sorte de surf arrive au magasin.
La fierté d'un gosse de 8 ans qui débarque sur une plage avec sa planche sous le bras, c'est comme un coq qui débarque dans une basse-cour (de 2 ou 3 surfeurs à l'époque)! Premier essai : j'avais enfin trouvé le moyen de me faire porter sur la vague ! Un truc de folie pour un gosse. Après quelques temps, l'idée m'a donc pris d'essayer de me mettre debout. Après tout, ça me portait donc il fallait essayer. Résultat : 1er essai concluant, 2ème : planche cassée en deux.

Je repassais devant chez mon oncle en lui expliquant que la planche avait cassé. Tonton avait la solution, une autre board venait d'arriver, mais en plastique. Et voilà tout un été à "surfer" dans tout type de vagues entre 2 Albator et un Goldorak (non, je n'oublie pas non plus les San ku kaï et autre Spectroman que certains ont connu)...

L'année suivante était marquée par l'arrivée d'un nouveau produit qui faisait un carton depuis 5 ans en Californie et à Hawaï et qui débarquait depuis peu en France, une invention que l'on doit à Tom Morey : le bodyboard (qui est né en 1971).

L'engin ressemblait à une grosse biscotte jaune (c'était le modèle Pro series de chez Town & Country, jaune pétard sur le deck, les rails roses fluo et le skin dégradé rose à bleu). Les premières vagues furent assez concluantes : de la portance, de la rapidité et "enfin" de la manoeuvrabilité! Seul hic, la propulsion n'était pas encore là, donc pas si facile que ça de prendre des vagues. J'avais remarqué avec attention l'image sur le blister de la board où l'on voyait un gars dans une grosse vague, mais il y avait un truc qui me chiffonnait : il avait des sortes de palmes très courtes. Passage obligatoire chez le tonton qui me dit qu'il n'avait pas ça mais que y'avait une autre solution. C'est ainsi qu'on se retrouve très vite avec une paire de palmes de type Beuchat Contact en pointure 33, pas trop de voilure mais assez longues quand même. Il fallait réduire tout cela pour faire comme le gars de la photo car il y avait une raison et dans ces cas-là, on appelle son papa pour lui demander de l'aide pour couper les palmes et en diminuer la voilure (chose qu'en tant qu'ancien plongeur, il n'aurait jamais faite, mais bon). 5 kilomètres avec un vieux biclou de course et le bodyboard sur le dos dans une housse rose fluo, ça ne me faisait pas peur, vent ou pas...

A la même époque, en Bretagne, il n'y avait rien pour ainsi dire, pas d'internet donc pas d'informations, juste cette image qui m'a servi longtemps d'affiche. Si je vous parle du Dossen, ça n'a plus rien avoir avec ce que tout le monde connaît aujourd'hui, ni même la mauvaise grève. Quelques temps après, une fabuleuse vidéo qui s'appelait "How to bodyboard" arriva par le biais d'un commercial chez mon oncle. Ô grand bonheur que de voir enfin d'autres gars (Keith Sasaki, Jay Real, Solomon...) pratiquer la chose avec une dextérité à toute épreuve !
Regarder, c'était sympa, mais à 9-10 balais, on ne comprend pas spécialement l'anglais.

C'est quelques années après que j'ai commencé à croiser les premiers bodyboarders, et que j'ai vu fleurir Bodyrider (dont Keith Sasaki était le rédac en chef), l'un des premiers mags du bodyboarder, et les spéciaux hors-série de Surf Session qui parlaient de ce nouveau sport (pour le vieux continent).
C'est l'époque aussi de ma 1ère combinaison en néoprène rigide à souhait avec du fluo dessus (c'était la mode à l'époque !) et l'arrivée des 1ères palmes Churcill jaune et bleu.
C'est à cette époque aussi que les mach 4, mach 7, et les mach 20 sont arrivés ici avec les modèles de chez Turbo (marque qui a fusionné avec Morey Boogie par la suite).
On arrive enfin en 1988 où le phénomène bodyboard a explosé littéralement. Avec la présence de plus en plus fréquente de surfs. C'était le début des sessions entre potes avec mon frère qui s'y mettait, évoluant sur mach 8TX et les premiers rides sur la vague de la balise d'Askell.

Cette période fut aussi marquée par la découverte de spots vers une presqu'île du coin où il n'y avait pas un rat, tout comme les premiers rides sur des vagues de large dans les environs de Roscoff. Fuir loin des regards et apprécier toute l'amplitude et parfois même la fureur de l'élément : se retourner pour charger des take off vertigineux et voir une vague se cabrer avec force et violence et se refermer sur le reef à nu avec un souffle et une détonation digne de la rage d'un certain dragon légendaire dont la tanière est toujours là. "Madrider" est le surnom qui ne m'a dès lors plus quitté.


Lors d'une session hivernale sur une plage appelée la mauvaise grève, un jour de gros temps, mes rêves ont volé en éclats. A mi-marée, sur une série imposante, la troisième vague, plus grosse que les autres, alors que j'exécutais un aerial,m'envoya sur le reef avec une extrême violence, fermant sur toute sa longueur. Combinaison déchirée partout, bodyboard cassé en deux net, le dos touché et la cheville coupée par la roche. La quête prenait fin...



Le médecin jouant de ses pinces et du scalpel pour enlever les éclats de granit disséminés, m'assura qu'il fallait faire autre chose comme sport, ne me laissant que peu d'espoir pour remonter sur une board.


Fin du rêve, fin d'une époque, une page venait de se tourner...




Jeudi 03 Juillet 2008
Du nouveau au Dossen !!!
C’est quoi ça, dans l’eau ???
Ce sont des bouées rouges…
Ça sert à quoi ?????
 
Réponse 1 = à faire joli
Réponse 2 = à se repérer dans l’eau, l’été
Réponse 3 = à rien (là, on brûle !)
 
Et oui, ces jolies bouées rouges servent de chenal de navigation !!!
Surprise !
Sans être rabat-joie
-         un chenal doit avoir 2 lignes de bouées et non 1 seule
-         il doit permettre à des bateaux de sortir de leurs emplacements (où sont les bateaux ?)
-         ah oui, c’est peut-être pour Ronan,Sylvain, Steph et cie avec leur Stand Up Paddle !
 
M’enfin, si vous avez + d’infos concernant ces jolies bouées rouges, faites un commentaire...
MERCI
 
PS : ne restez pas jusqu’à la nuit tombante, c’est pas une guirlande électrique… Elle ne s’allume pas J
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