Bonjour à toutes et à tous, mais aujourd'hui je m'adresse plus particulièrement aux messieurs !!!
Pour ceux qui ne le savent pas (tant pis pour ceux qui le liront après ! Na ! Vous n'aviez qu'à être là !), demain est un jour spécial puisque c'est la St Valentin ! J'en vois qui me disent : "Ouais, c'est toute l'année" ! Et je suis d'accord, néanmoins, c'est un jour où les pauvres surfeurs que nous sommes doivent se décarcasser pour faire plaisir ! En gros, pas de sessions, ou alors avec la belle.
Qu'elles ont de la chance, nos ondines !
Comment donc réussir à courtiser nos belles en ce beau jour de février ! (J'entends hurler certains : "Si je tenais l'imbécile qui a créé cette fête !")
Pas de panique pour les autres, les conseils d'un Tonton surfeur vont vous servir !
Passons aux choses sérieuses. Chaque année, c'est la même chose : faut trouver un cadeau sympa...
J'ai donc trouvé la solution radicale pour votre chérie qui commence le surf avec son beau longboard :
1° Allez chez votre shaper préféré ou dans le shop adéquat.
2° Choisissez un très bel aileron type True Ames, Héritage, Grenoogh, Frye, Hobie, etc...
3° Demandez une chute de tissu coloré à votre shaper (oui, je sais, vous l'aimez aussi beaucoup).
4° Munissez-vous de votre vieille combard toute dure et toute pourrie mais qui a encore votre douce odeur mélangée à celle du varech et des algues séchées depuis 3 ou 4 ans.
Rentrez chez vous et préparez-vous à l'action.
Chez vous : attrapez une bonne paire de ciseaux, du fil et une aiguille que vous trouverez dans les affaires de votre moitié (un conseil : remettez tout en place nickel, sinon gare à la crise).
Vous voilà prêt à relever le défi : construire de vos propres mains un protège aileron.
1° Prenez la forme de l'aileron sur le néoprène et découpez deux morceaux identiques. 
2° Passez le fil dans la tête de l'aiguille (ça paraît bête, mais y'en a qui auraient pas eu l'idée).
3° Commencez à coudre sur le pourtour de votre néoprène (regardez la photo) mais ne faites qu'un côté.
4° Découpez deux coeurs dans le tissu coloré et, pareil qu'avant, faut coudre aussi ! 
5° Evitez de vous énerver et de manger le fruit de votre labeur avant de le finir.
6° Finissez l'autre bord de l'étui. 
7° O réjouissance suprême, vous avez fini avec les doigts en sang, mais c'est fait. 
8° Offrez votre fabuleux cadeau le soir après avoir mangé.
9° Terminez la chose en beauté et offrez-lui un strip-tease made in "je suis bourré mais je t'aime quand même !" Si après ça, on ne vous saute pas dessus !!! 
Les filles, on attend vos réactions !
Bonne semaine à toutes et à tous !
Voici la suite de l'interview de Hap Jacobs, comme promis.
Q: Qu'est-ce-qui vous a décidé à recommencer votre activité de shape dans les 90's ?
R: Le longboard a fait son retour dans les 90's, et les gars pour qui j'avais fait des planches
m'ont demandé de recommencer. Une planche en appelle une autre, et me voilà de retour !
Q: Vous avez toujours utilisé des pains de mousse Walker ?

R: Oui, à part une courte période au début de mon come-back où j'ai utilisé du Clark Foam, car Walker avait aussi abandonné le business. Mais Harold (Walker) est revenu, et notre collaboration a repris.
Q: J'ai personnellement une de vos planches qui marche particulièrement bien. Y-a-t'il un secret ?
R: Des années d'expérience...
Q: Vous êtes déjà venu en France ?
R: Non, je ne connais la France qu'à travers les films de surf.
Q: Pensez-vous que l'âge d'or du surf soit terminé ?
R: Je ne pense pas, les surfers de maintenant élargissent leur vision du matériel. Ils ne sont pas longboarders ou shortboarders monomaniaques, tout le monde surfe des planches adaptées aux conditions
.
Q: Pouvez-vous nous en dire plus sur votre intermède "pêcheur professionnel"?
R: J'ai grandi en pratiquant surf et pêche donc, quand j'ai abandonné le shape, je me suis tourné naturellement vers la pêche. Je suis devenu pro, nous pêchions essentiellement de l'espadon
.
Q: J'imagine que les problèmes de sur-pêche vous font réagir ?
R: Je suis définitivement contre les longues lignes et les filets car ils détruisent le biotope et massacrent une grande quantité de vie sous-marine.
Merci Mr Jacobs pour ces réponses franches, sur la double vie méconnue d'un grand shapeur
!


Merci Hap d'avoir répondu à nos questionsQ: Où êtes-vous né ?
R: Los Angeles.
Q: Quand avez-vous commencé à surfer ?

R: Au lycée, vers l'âge de 15 ans.
Q: Surfez-vous toujours ?
R: Oui, bien sûr ! (Hap a plus de 70 ans...)Q: C'est quoi votre style de surf ?
R: Je suis plutôt un surfer tout-terrain, pas trop flambeur ni frimeur, j'aime tourner et envoyer quelques manoeuvres.
Q: Avez-vous un spot favori, ou un homespot ?
R: Quand j'étais jeune, c'était le break de Redondo Beach. Maintenant, je surfe les beachbreaks autour de Manhattan Beach.
Q: Vous étiez le partenaire en affaires de Dale Velzy. Qui était le meilleur surfer de vous deux ?R: Nous étions complètement différents. Dale était beaucoup plus flashy, avec un palette riche en tricks. Pour ma part, j'étais plus interessé par le style.

Q: Vous aviez une vraie "Dream Team" qui surfait vos planches. Qui était votre fils spirituel ?
R: J'appréciais beaucoup d'entre eux, mais je crois que c'est avec Henry Ford que je me suis le mieux entendu. Il a même travaillé avec moi.

Q: Comment avez-vous appris le shape ?
R: J'ai longtemps regardé et interrogé George Downing, quand je vivais à Oahu au début des 50's.

Q: Quelles relations aviez-vous avec les clients ?
R: C'était toujours très personnalisé, mais globalement je répondais aux souhaits plutôt que d'orienter les choix. Le plus drôle était ensuite de les regarder utiliser mes planches...
Q: Aucun de vos enfants n'a souhaité reprendre le flambeau ?
R: Si, mon fils ainé, Ken, est shaper à Hawaï.
Q: Avec votre expérience, pensez-vous que le design des planches va franchir un nouveau palier?

R: Certainement, mais il n'est guère facile de prédire l'avenir.
Q: Que pensez-vous de Surftech, Boardworks ? Vous avez des modèles chez Surftech, les considérez-vous comme vos modèles ?
R: Quand les gens de Surftech m'ont approché, je leur ai shapé des planches, ils en ont fait des moules, donc je les considère comme des Jacobs même si je ne les shape pas. Ca a aussi un peu à voir avec le prestige de ma marque...
Q: Vous avez vu passer plein de jeunes shapers qui sont à présent célèbres. Quel type de professeur étiez-vous, et eux comme élèves ?
R: La plupart savait déjà shaper, mais je leur ai appris à shaper mes modèles. Certains étaient meilleurs ou plus rapides, mais je ne citerai pas de noms...

Q: Comment votre amitié avec Tyler Hatzikian a-t-elle démarré ?
R: Quand j'ai recommencé à shaper au début des 90's, Tyler était glaceur dans l'entreprise à qui je confiais mes planches. On est devenus amis par ce biais. Il n'était que glaceur, et il était de plus en plus intéressé par le longboard. On a beaucoup surfé ensemble à San Onofre. Il me demandait sans cesse des conseils pour améliorer son niveau de surf, et je dois dire qu'il a de grandes capacités naturelles et un équilibre excellent.
Q: Vous êtes une icône du design de longboard, est-ce un fardeau ?
R: Pas du tout, ça aide quand les gens connaissent votre nom et suivent vos conseils en matière de design et de shape.
Merci Hap, la suite de l'interview est pour bientôt
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