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Mardi 25 Septembre 2007

Bonjour à toutes et à tous en ce beau mardi sous le soleil et le swell !

Petit résumé rapide pour celles et ceux qui auraient zappé quelques articles :

- le concours du site est encore ouvert mais attention, plus que quelques jours !!! (cf article)

- interviews à venir : et oui, on vous réserve encore des surprises, du moins, on essaye.

- une initiative où nous aurons besoin de vous toutes et tous !

- des suggestions : toutes vos remarques sont bonnes à prendre, aussi signalez-nous vos envies, vos critiques, vos souhaits (de l'ordre de notre possible, c'est évident !), vos suggestions... Encore une fois nous ne sommes que d'humbles amateurs alors pardonnez-nous d'avance nos erreurs, si certaines sont commises. Je vous signale un nouveau lien météo (le premier sur la liste), Wetsand, qui a été mis en place autant pour les surfeurs bretons que pour tous les autres de France et d'ailleurs (merci d'ailleurs à celles et ceux qui nous suivent hors territoire français). En cliquant sur la carte mondiale, vous visualisez de façon précise les arrivées de houles avec les orientations, les périodes, les vents... Bref, où que vous soyez et où que vous souhaitiez aller (merci à Phil). 

A très vite, profitez bien des swells si vous le pouvez, et bon début de semaine. Ronan

Mercredi 19 Septembre 2007

 2ème volet de l’interview de Clovis DONIZETTI dit « Cloclo ».

Lisez attentivement et vous serez surpris, enfin... peut-être !!!

Re-gros merci à Cloclo.

Vous pourrez le retrouver sur les sites : 

longboardfrance.com et ninefeetnoless.com  

 

 

4)      A l’heure actuelle est-ce possible de vivre du longboard en France ? Et quels sont tes principaux sponsors ?
 
Je pense que c’est possible pour 2 ou 3 personnes, et pour quelques personnes dans l’industrie, mais ça reste marginal. Ca ne paie pas et le peu de gens qui s’investissent dedans… Je ne sais pas, j’ai l’impression que tout le monde fait du longboard, il y en a qui se font de l’argent avec, et pourtant c’est extrêmement dur de pouvoir en vivre. Moi j’ai 21 ans, j’ai arrêté les études, je fais des petits boulots, j’essaie d’aller en trip par ci, par là. Et tu fais une compétition européenne, tu gagnes 800 € alors que tu en as claqué 500 pour y aller. J’imagine que l’image du longboard est mal exploitée.
 
Mes sponsors sont « NINEFEETNOLESS », une marque de longboard française (ce qui est rare) qui se lance. Ils sont motivés et essaient de faire quelques trucs. Pour les planches, c’est "DANIEL’S LONGBOARDS". En ce moment c’est un peu la référence pour les longboards classiques, mais ça fait longtemps que je le connais et c’est cool de voir qu’il a réussi à développer sa propre image. En plus il s’est fait un bon team avec des jeunes de la Côte, et on sent vraiment que l’on fait partie de quelque chose, c’est cool.
 
5)      Quelles sont tes espérances en compétition cette année 2007 ?
Pas très vastes, j’ai été 5ème au Championnat d’Europe, qui finalement n’était pas le Championnat d’Europe. Comme je n’avais pas d’argent pour aller à Tahiti, j’ai laissé tomber. J’ai fait les trials du Championnat du Monde, mais c’était à moitié une arnaque cette compétition. Et je ne serai pas au Championnat de France à la Côte, pour des histoires de club. Donc je suis quand même assez revenu de tous ces trucs , même si j’aime toujours en faire. Mais j’ai passé pas mal de temps à en faire, passé du bon temps, obtenu des résultats, maintenant j’essaie de passer à autre chose. Trop de mauvaises vibrations les compèts… ha ! ha !
 
6)      Je sais que tu aimes la zic alors, hormis Beau Young avec qui tu as partagé des vagues et des chansons, quel est ton artiste préféré ?
C’est vrai que j’ai eu la chance de jouer avec Beau et avec Nat une fois, et j’aime bien sa musique. J’ai aussi une amie californienne qui surfe pour « Bing » et qui chante vraiment bien, Ashley Lloyd.
En musique, j’aime de tout mais comme le batteur Max Roach est mort aujourd’hui je vais parler de jazz, de plus c’est vraiment la musique qui se rapporte le plus au surf.
Donc, j’adore : Charlie Parker, Duke Ellington, Coleman Hawkins, Bud Powell, Ben Webster, John Coltrane, Herbie Mann, Joe Pass, Jimmy Rainey , mon idole absolue Django, mais aussi Lester Young ou Wes Montgomery. Sinon j’adore des gens comme Bob Brazman, Baden Powell ou les Brian Jonestown Massacre,
et aussi la musique classique : Bach, Ravel ou Debussy, ça c’est un trip…
Lundi 17 Septembre 2007

Connaissez-vous l’origine de ce signe ? Pourquoi est-il rattaché à la culture surf ? Comment expliquer que pour certains, c’en est même devenu un geste religieux ?

L’autre jour, je rangeais mon grenier et je suis tombé sur de vieux magazines de surf. Ouah! La belle trouvaille, toutes les émotions remontent au cerveau, mon cœur palpite… Je me rappelle :

Histoire n° 1

Selon diverses sources, il serait né à Hawaii, sur le North Shore. Un vieux pêcheur très connu de l‘île s'attelait à son labeur quotidien.

Il faut savoir qu’en ce temps là tout le monde se connaissait. Ce jour-là, mauvais karma, il se fit exploser les doigts à la dynamite. Et oui, il pêchait comme ça… Résultat : trois doigts en moins !

Le pauvre gars expliqua alors que lorsque le bâton explosa, cela fit : « SHAKA ! » Comme il avait pleins d’amis, en disant bonjour le geste se propagea.

Histoire n° 2

D’après Corky Carrol, une autre explication, jugée être la bonne, proviendrait du destin malheureux de Hamana Kalili de Laie. Ouvrier dans une raffinerie de canne à sucre, Kahuku, il se fit broyer les doigts dans un broyeur à canne.

Plan de réinsertion oblige, on le mit à faire la surveillance du train de canne à sucre qui allait de Sunset Beach à Kaawa. Son neveu, Vonn Logan raconta au Honolulu Star-Bulletin qu’il était chargé d’empêcher les gosses de monter dans le train gratuitement. Les gamins avaient alors inventé un signal pour avertir de sa présence. Le signe était tout trouvé !

 

D’autres histoires nous renseignent sur le fait que cela représenterait les yeux d’un requin, le Shark’s Eyes ! Et servirait à avertir de la présence de celui-ci. Enfin certains disent que les surfers californiens l’utilisaient pour indiquer la qualité des vagues : pouce vers le haut signifiait que les vagues étaient bonnes, le petit doigt en bas que la mer était d’huile.

Pourtant, le Shaka ne connut un réel succès que dans les années 70 avec une campagne de pub auto, puis popularisé par Frank Fasi, candidat au poste de maire. Maintenant il a été récupéré par les médias de l’industrie du surf.

Bref, peu importent toutes ces récupérations, son origine est hawaiienne et le restera ! Comme le surf, d’ailleurs.

Sources: « ADRENALIN » n° 020, p. 18, 2004, www.adrenalin.com

 

Mr green

publié par Ronan, Jules, Bruno et Clem dans: longboard.dossen
Vendredi 14 Septembre 2007
Tout d’abord, un grand merci à Clovis que j’ai rencontré au mois d’août sur Biarritz et qui a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour Longboard.dossen.
Un longboarder dont le talent n’a d’égal que sa gentillesse, et en plus c’est vrai…
Une interview en deux volets qui, j’espère, vous plaira.
 

INTERVIEW 1 / CLOVIS DONIZETTI

1)      Depuis quand surfes-tu ?
J’ai commencé à l’âge de 11 ans avec un shortboard, mais presque immédiatement après, je me suis mis au longboard aussi.
 
2)      Pourquoi le longboard ?
Je ne sais pas, cela me paraissait logique, d’autant plus que presque immédiatement je me suis tourné vers le longboard classique. A 14 ans, j’avais des 10 pieds que je ne pouvais même pas porter. Pourquoi ? Je pense que j’aime bien la relation que tu peux avoir avec la vague et la planche, tu peux arriver jusqu’au bord quelle que soit la taille. De plus je ne peux pas faire de tube à toutes les sessions (même si j’essaie !) mais tu peux faire des noses, ce qui est un truc incroyable, je trouve. Et le fait d’habiter à la Côte des Basques, j’ai baigné dans l’atmosphère longboard depuis tout petit, et j’ai pu me rendre compte de la différence d’ambiance entre la Côte et les autres endroits. C’était vraiment relax à l’époque.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
3)      Il est évident qu’en te voyant surfer on retrouve du Tudor…
-         as-tu trouvé ton surf ?
C’est une bonne question. On m’a souvent reproché de le copier (Tudor) et de ne pas avoir mon surf. Je trouve cela stupide parce que copier Joël et ne pas avoir mon propre surf, ça serait prétentieux, personne ne peut copier Joël. C’est vrai que quand j’étais jeune, j’étais à fond, mais, jeune, tout le monde est comme ça, à vouloir ressembler à son idole, sauf que j’avais la chance de le voir une fois par an surfer chez moi, ce qui n’est pas mal. Mais je pense que je m’en suis inspiré comme je me suis inspiré de pas mal de monde. J’adore Phil Edwards ou Billy Hamilton, mais je suis maigre et goofy foot donc j’ imagine que ça se voit moins, ha! ha!
Mais j’essaie d’avoir mon propre surf, bien sûr en incorporant toutes ces influences.
 
-         comment le définirais-tu ?
Et bien mon surf dépend de mon humeur en général, mais j’essaie de faire ce que la vague demande et de ne pas perdre cette notion de trim tout le long de la vague, plutôt que de sauter partout. Et comme j’aime bien les belles choses, j’essaie que tout soit esthétique mais fonctionnel aussi.
 
Lundi 10 Septembre 2007

Bonjour à toutes et à tous, et très bonne semaine !

Juste un rappel pour tout le monde : les photos pour le concours sont à nous envoyer sur longboardspirit@hotmail.com, voilà c'est fait !

Il fallait bien clôturer notre dossier sur les ailerons par certaines particularités. Plusieurs centaines de dérives ont été créées mais n'ont pas toutes connu les surfshops. Nous aborderons avec un intérêt certain une dérive qui est née il n'y a pas si longtemps que cela : le squirrel (rattaché trop souvent aux cutways). Cet aileron a deux particularités : la base fine qui permet d'acquérir de la réactivité au niveau de la board, et un volume accru sur la pointe avec pour résultat un excellent comportement en noseriding justifiant une très bonne accroche. Attention quand même aux réactions car si vous appuyez trop sur l'arrière, le flex et la relance risquent de vous surprendre et la chute peut vite arriver !

Les boomerangs et autres "bananes" sont eux aussi très particuliers. Leur galbe ainsi que leur angle d'attaque jouent sur le profil, la longueur et le flex. Ce type d'aileron a été très populaire dans les années 60 avec les débuts du shortboard, sa morphologie lui permet d'être extrèmement nerveux et de relancer avec beaucoup de facilité. Expliquons quand même qu'il n'est pas pour autant adapté à tout type et toutes conditions car, aux vues de son outline, ceux qui recherchent un aileron pour le noseriding s'apercevront qu'il n'est pas vraiment fait pour cela.Enfin, beaucoup de surfeurs ont pensé à faire évoluer non pas le design, mais la structure même de l'aileron avec le turbo fin, ou d'autres qui avaient (bien avant FCS) travaillé la forme de la dérive en base de foil, et pourtant c'est un vieux concept qui datait de 1967! Mais ces specimens n'ont pas tous vu le jour.

Voilà, nous y sommes et ce dernier volet se referme avec l'espoir qu'il vous aura présenté de façon simple les grandes familles d'ailerons. Vous trouverez les autres photos de notre base de dossiers à la rubrique "Shape", et vos réactions sont toujours les bienvenues.

En attendant les vagues et à très vite, Ronan.

Merci à Surfresearch.com, pour leur fameuse base de docs.

publié par Ronan, Jules, Bruno et Clem dans: longboard.dossen
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