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Pseudo: Ronan, Bruno, Jules, Cilou, Anaïck, Clem et RonanCatégorie: SurfDescription:
Longboard au Dossen en Bretagne. Spots fun, hang five, hang ten, surf culture
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Dimanche 30 Septembre 2007
Avant tout, je souhaite dire un grand merci à toute l'équipe de "More & Less" qui a été très sympa avec nous autres les Bretons !!!
Un lieu magique dédié aux grandes et belles planches..., alors surtout arrêtez-vous et régalez-vous :-)
 
1)      Meilleur longboard surf shop in the world ?? (rires)
Cela me ferait très plaisir, et pourquoi pas !!!
Tout est subjectif, c'est une question de plaisir et même de passion qu'on essaye de partager avec nos clients et c'est eux seuls qui peuvent répondre à cette question.
 
2)      Quand est né « MORE AND LESS » ?
More and Less est ouvert depuis le 14 juillet 1999, et c'est la réalisation d'un rêve de gosse. Je surfe depuis l'âge de 13 ans et nous avons toujours rêvé avec mes amis d'enfance d'ouvrir notre surf shop, et enfin à 45 ans j'ai pu réaliser ce rêve.
 
3)      Pourquoi un shop axé sur le longboard alors que la mode était plutôt « short board » (et donc a priori moins porteur et moins commercial) ???
Début 1999 j'ai fait 2 séjours en Californie pour voir ce qui se faisait dans ce domaine et j'ai pu constater que de « 7 à 77 ans » tout le monde pratiquait le longboard.
Je ne pense pas que ce soit une question de mode, qui est un éternel recommencement, et ce ne sont pas ces critères-là qui ont motivé la création de More and Less. Déjà en 1999, les longboarders étaient de plus en plus nombreux dans l'eau et aujourd'hui, peut-être dû à la taille des vagues l'été et à la plus grande facilité de démarrer le surf, nous voyons un nombre de plus en plus important s'initier au longboard.
Lors de la création de More and Less, j'ai plus axé ma décision sur l'esthétique du produit autant dans sa création que dans sa pratique... J'ai voulu créer un magasin très cosy, tout en cuivre et bois blonds, pour créer une atmosphère chaleureuse et mettre en valeur les longboards.
 
 
 
4)      Pourquoi « MORE AND LESS » ?
Alors là, c'est une longue histoire. L'hiver, quand je déprimais un peu du manque de surf, je me passais souvent le film « Endless Summer », cette quête de l'été sans fin.
Début 1999, lors de mon premier séjour en Californie, je suis allé au « Trade show » de Longbeach pour voir de futurs  fournisseurs. A mon arrivée au salon, au premier stand sur lequel je vais, je tombe sur Robert August. J'ai discuté longuement avec lui, nous avons beaucoup parlé de longboard et de mon intention d'ouvrir un magasin à Biarritz. Depuis, nous nous voyons tous les ans et nous avons des relations professionnelles mais surtout amicales.
De retour en France, j'étais décidé à ouvrir mon shop et de l'appeler « Endless Longboard Shop ». Malheureusement ce nom était déjà déposé, il fallait donc en trouver un autre et ce fut « More and Less », le plus et le moins, l'infini ; nous revenions à l'été sans fin et la vague éternelle.
 
 
 
5)      Chez vous, on peut trouver des marques moins connues dans l'hexagone (comme BEAR, TOES ON THE NOSE, (ex)OP, etc) alors pourquoi cette envie d'offrir des produits moins connus et donc peut-être moins faciles à vendre ?
 
More and Less diffuse depuis de nombreuses années les marques : Bear, Reef, Converse, Fcs, Balin, Bilbo, mais aussi les marques californiennes comme Robert August, Dewey Weber, Gordon & Smith et Dano quand il a le temps de shaper quelques planches pour les petits « Frenchies ». L'ensemble de mes planches sont faites à la main et sont donc uniques. Je tiens à préserver cet esprit de savoir-faire et de qualité. More and Less est un shop dédié à l'esprit du longboard et du old-school, et mon plaisir est avant tout de partager ma passion avec la clientèle.
Les amateurs connaissent très bien les marques que je diffuse et lorsque les nouveautés de Toes, R. August ou de Gordon arrivent, ils sont les premiers à commander.
 
Avec ces marques les longboarders se différencient ainsi des grandes marques leaders du marché de la glisse.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
6)      Le futur de « MORE AND LESS » ?
-         autre shop ?
-         autre ville?
-         site internet ?
-         etc...
L'avenir est de développer dans le même esprit ce magasin, avec peut-être de nouveaux fournisseurs, afin que les clients aient toujours autant de plaisir à venir au shop.
Wilfried, qui tenait le magasin depuis 5 ans, a décidé de donner une autre orientation à sa vie professionnelle et je lui souhaite de tout coeur de réussir.
A compter du 1er octobre, Vincent prendra la responsabilité du magasin avec l'aide de Fabienne. Grand amateur de longboard et de old-style, nous allons développer ensemble le site internet du magasin pour présenter les produits que nous importons de Californie.
More and Less a pour l'instant une image unique, l'ouverture d'un autre magasin n'est pas d'actualité.
 
MERCI
Mardi 25 Septembre 2007

Bonjour à toutes et à tous en ce beau mardi sous le soleil et le swell !

Petit résumé rapide pour celles et ceux qui auraient zappé quelques articles :

- le concours du site est encore ouvert mais attention, plus que quelques jours !!! (cf article)

- interviews à venir : et oui, on vous réserve encore des surprises, du moins, on essaye.

- une initiative où nous aurons besoin de vous toutes et tous !

- des suggestions : toutes vos remarques sont bonnes à prendre, aussi signalez-nous vos envies, vos critiques, vos souhaits (de l'ordre de notre possible, c'est évident !), vos suggestions... Encore une fois nous ne sommes que d'humbles amateurs alors pardonnez-nous d'avance nos erreurs, si certaines sont commises. Je vous signale un nouveau lien météo (le premier sur la liste), Wetsand, qui a été mis en place autant pour les surfeurs bretons que pour tous les autres de France et d'ailleurs (merci d'ailleurs à celles et ceux qui nous suivent hors territoire français). En cliquant sur la carte mondiale, vous visualisez de façon précise les arrivées de houles avec les orientations, les périodes, les vents... Bref, où que vous soyez et où que vous souhaitiez aller (merci à Phil). 

A très vite, profitez bien des swells si vous le pouvez, et bon début de semaine. Ronan

Mercredi 19 Septembre 2007

 2ème volet de l’interview de Clovis DONIZETTI dit « Cloclo ».

Lisez attentivement et vous serez surpris, enfin... peut-être !!!

Re-gros merci à Cloclo.

Vous pourrez le retrouver sur les sites : 

longboardfrance.com et ninefeetnoless.com  

 

 

4)      A l’heure actuelle est-ce possible de vivre du longboard en France ? Et quels sont tes principaux sponsors ?
 
Je pense que c’est possible pour 2 ou 3 personnes, et pour quelques personnes dans l’industrie, mais ça reste marginal. Ca ne paie pas et le peu de gens qui s’investissent dedans… Je ne sais pas, j’ai l’impression que tout le monde fait du longboard, il y en a qui se font de l’argent avec, et pourtant c’est extrêmement dur de pouvoir en vivre. Moi j’ai 21 ans, j’ai arrêté les études, je fais des petits boulots, j’essaie d’aller en trip par ci, par là. Et tu fais une compétition européenne, tu gagnes 800 € alors que tu en as claqué 500 pour y aller. J’imagine que l’image du longboard est mal exploitée.
 
Mes sponsors sont « NINEFEETNOLESS », une marque de longboard française (ce qui est rare) qui se lance. Ils sont motivés et essaient de faire quelques trucs. Pour les planches, c’est "DANIEL’S LONGBOARDS". En ce moment c’est un peu la référence pour les longboards classiques, mais ça fait longtemps que je le connais et c’est cool de voir qu’il a réussi à développer sa propre image. En plus il s’est fait un bon team avec des jeunes de la Côte, et on sent vraiment que l’on fait partie de quelque chose, c’est cool.
 
5)      Quelles sont tes espérances en compétition cette année 2007 ?
Pas très vastes, j’ai été 5ème au Championnat d’Europe, qui finalement n’était pas le Championnat d’Europe. Comme je n’avais pas d’argent pour aller à Tahiti, j’ai laissé tomber. J’ai fait les trials du Championnat du Monde, mais c’était à moitié une arnaque cette compétition. Et je ne serai pas au Championnat de France à la Côte, pour des histoires de club. Donc je suis quand même assez revenu de tous ces trucs , même si j’aime toujours en faire. Mais j’ai passé pas mal de temps à en faire, passé du bon temps, obtenu des résultats, maintenant j’essaie de passer à autre chose. Trop de mauvaises vibrations les compèts… ha ! ha !
 
6)      Je sais que tu aimes la zic alors, hormis Beau Young avec qui tu as partagé des vagues et des chansons, quel est ton artiste préféré ?
C’est vrai que j’ai eu la chance de jouer avec Beau et avec Nat une fois, et j’aime bien sa musique. J’ai aussi une amie californienne qui surfe pour « Bing » et qui chante vraiment bien, Ashley Lloyd.
En musique, j’aime de tout mais comme le batteur Max Roach est mort aujourd’hui je vais parler de jazz, de plus c’est vraiment la musique qui se rapporte le plus au surf.
Donc, j’adore : Charlie Parker, Duke Ellington, Coleman Hawkins, Bud Powell, Ben Webster, John Coltrane, Herbie Mann, Joe Pass, Jimmy Rainey , mon idole absolue Django, mais aussi Lester Young ou Wes Montgomery. Sinon j’adore des gens comme Bob Brazman, Baden Powell ou les Brian Jonestown Massacre,
et aussi la musique classique : Bach, Ravel ou Debussy, ça c’est un trip…
Lundi 17 Septembre 2007

Connaissez-vous l’origine de ce signe ? Pourquoi est-il rattaché à la culture surf ? Comment expliquer que pour certains, c’en est même devenu un geste religieux ?

L’autre jour, je rangeais mon grenier et je suis tombé sur de vieux magazines de surf. Ouah! La belle trouvaille, toutes les émotions remontent au cerveau, mon cœur palpite… Je me rappelle :

Histoire n° 1

Selon diverses sources, il serait né à Hawaii, sur le North Shore. Un vieux pêcheur très connu de l‘île s'attelait à son labeur quotidien.

Il faut savoir qu’en ce temps là tout le monde se connaissait. Ce jour-là, mauvais karma, il se fit exploser les doigts à la dynamite. Et oui, il pêchait comme ça… Résultat : trois doigts en moins !

Le pauvre gars expliqua alors que lorsque le bâton explosa, cela fit : « SHAKA ! » Comme il avait pleins d’amis, en disant bonjour le geste se propagea.

Histoire n° 2

D’après Corky Carrol, une autre explication, jugée être la bonne, proviendrait du destin malheureux de Hamana Kalili de Laie. Ouvrier dans une raffinerie de canne à sucre, Kahuku, il se fit broyer les doigts dans un broyeur à canne.

Plan de réinsertion oblige, on le mit à faire la surveillance du train de canne à sucre qui allait de Sunset Beach à Kaawa. Son neveu, Vonn Logan raconta au Honolulu Star-Bulletin qu’il était chargé d’empêcher les gosses de monter dans le train gratuitement. Les gamins avaient alors inventé un signal pour avertir de sa présence. Le signe était tout trouvé !

 

D’autres histoires nous renseignent sur le fait que cela représenterait les yeux d’un requin, le Shark’s Eyes ! Et servirait à avertir de la présence de celui-ci. Enfin certains disent que les surfers californiens l’utilisaient pour indiquer la qualité des vagues : pouce vers le haut signifiait que les vagues étaient bonnes, le petit doigt en bas que la mer était d’huile.

Pourtant, le Shaka ne connut un réel succès que dans les années 70 avec une campagne de pub auto, puis popularisé par Frank Fasi, candidat au poste de maire. Maintenant il a été récupéré par les médias de l’industrie du surf.

Bref, peu importent toutes ces récupérations, son origine est hawaiienne et le restera ! Comme le surf, d’ailleurs.

Sources: « ADRENALIN » n° 020, p. 18, 2004, www.adrenalin.com

 

Mr green

publié par Ronan, Jules, Bruno et Clem dans: longboard.dossen
Vendredi 14 Septembre 2007
Tout d’abord, un grand merci à Clovis que j’ai rencontré au mois d’août sur Biarritz et qui a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour Longboard.dossen.
Un longboarder dont le talent n’a d’égal que sa gentillesse, et en plus c’est vrai…
Une interview en deux volets qui, j’espère, vous plaira.
 

INTERVIEW 1 / CLOVIS DONIZETTI

1)      Depuis quand surfes-tu ?
J’ai commencé à l’âge de 11 ans avec un shortboard, mais presque immédiatement après, je me suis mis au longboard aussi.
 
2)      Pourquoi le longboard ?
Je ne sais pas, cela me paraissait logique, d’autant plus que presque immédiatement je me suis tourné vers le longboard classique. A 14 ans, j’avais des 10 pieds que je ne pouvais même pas porter. Pourquoi ? Je pense que j’aime bien la relation que tu peux avoir avec la vague et la planche, tu peux arriver jusqu’au bord quelle que soit la taille. De plus je ne peux pas faire de tube à toutes les sessions (même si j’essaie !) mais tu peux faire des noses, ce qui est un truc incroyable, je trouve. Et le fait d’habiter à la Côte des Basques, j’ai baigné dans l’atmosphère longboard depuis tout petit, et j’ai pu me rendre compte de la différence d’ambiance entre la Côte et les autres endroits. C’était vraiment relax à l’époque.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
3)      Il est évident qu’en te voyant surfer on retrouve du Tudor…
-         as-tu trouvé ton surf ?
C’est une bonne question. On m’a souvent reproché de le copier (Tudor) et de ne pas avoir mon surf. Je trouve cela stupide parce que copier Joël et ne pas avoir mon propre surf, ça serait prétentieux, personne ne peut copier Joël. C’est vrai que quand j’étais jeune, j’étais à fond, mais, jeune, tout le monde est comme ça, à vouloir ressembler à son idole, sauf que j’avais la chance de le voir une fois par an surfer chez moi, ce qui n’est pas mal. Mais je pense que je m’en suis inspiré comme je me suis inspiré de pas mal de monde. J’adore Phil Edwards ou Billy Hamilton, mais je suis maigre et goofy foot donc j’ imagine que ça se voit moins, ha! ha!
Mais j’essaie d’avoir mon propre surf, bien sûr en incorporant toutes ces influences.
 
-         comment le définirais-tu ?
Et bien mon surf dépend de mon humeur en général, mais j’essaie de faire ce que la vague demande et de ne pas perdre cette notion de trim tout le long de la vague, plutôt que de sauter partout. Et comme j’aime bien les belles choses, j’essaie que tout soit esthétique mais fonctionnel aussi.
 
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