Tout d’abord, un grand merci à Clovis que j’ai rencontré au mois d’août sur Biarritz et qui a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour Longboard.dossen.
Un longboarder dont le talent n’a d’égal que sa gentillesse, et en plus c’est vrai…
Une interview en deux volets qui, j’espère, vous plaira.

INTERVIEW 1 / CLOVIS DONIZETTI
1) Depuis quand surfes-tu ?
J’ai commencé à l’âge de 11 ans avec un shortboard, mais presque immédiatement après, je me suis mis au longboard aussi.
2) Pourquoi le longboard ?
Je ne sais pas, cela me paraissait logique, d’autant plus que presque immédiatement je me suis tourné vers le longboard classique. A 14 ans, j’avais des 10 pieds que je ne pouvais même pas porter. Pourquoi ? Je pense que j’aime bien la relation que tu peux avoir avec la vague et la planche, tu peux arriver jusqu’au bord quelle que soit la taille. De plus je ne peux pas faire de tube à toutes les sessions (même si j’essaie !) mais tu peux faire des noses, ce qui est un truc incroyable, je trouve. Et le fait d’habiter à la Côte des Basques, j’ai baigné dans l’atmosphère longboard depuis tout petit, et j’ai pu me rendre compte de la différence d’ambiance entre la Côte et les autres endroits. C’était vraiment relax à l’époque.

3) Il est évident qu’en te voyant surfer on retrouve du Tudor…
- as-tu trouvé ton surf ?
C’est une bonne question. On m’a souvent reproché de le copier (Tudor) et de ne pas avoir mon surf. Je trouve cela stupide parce que copier Joël et ne pas avoir mon propre surf, ça serait prétentieux, personne ne peut copier Joël. C’est vrai que quand j’étais jeune, j’étais à fond, mais, jeune, tout le monde est comme ça, à vouloir ressembler à son idole, sauf que j’avais la chance de le voir une fois par an surfer chez moi, ce qui n’est pas mal. Mais je pense que je m’en suis inspiré comme je me suis inspiré de pas mal de monde. J’adore Phil Edwards ou Billy Hamilton, mais je suis maigre et goofy foot donc j’ imagine que ça se voit moins, ha! ha!
Mais j’essaie d’avoir mon propre surf, bien sûr en incorporant toutes ces influences.
- comment le définirais-tu ?
Et bien mon surf dépend de mon humeur en général, mais j’essaie de faire ce que la vague demande et de ne pas perdre cette notion de trim tout le long de la vague, plutôt que de sauter partout. Et comme j’aime bien les belles choses, j’essaie que tout soit esthétique mais fonctionnel aussi.

publié par Bruno dans: longboard.dossen




